La
présidente de l’Association libanaise pour le développement
local (ALDL), Marie-Claude Hélou Saadé, a tenu deux
réunions, l’une avec le député Ismaïl
Succarieh et l’autre avec le député Sélim
Salhab, afin d’examiner avec eux la question des médicaments
gratuits fournis par le ministère de la Santé aux
malades atteints de tumeurs cancéreuses.
M. Succarieh devait mettre l’accent sur la nécessité
de régler au plus vite le problème « d’un
certain nombre de formulaires qui sévissent dans les services
du ministère de la Santé et qui sont dépourvus
de toute justification légale ». Ces formulaires, selon
le Dr Succarieh, « donnent lieu à des livraisons de
médicaments qui sont ensuite revendus illégalement
sur le marché ». M. Succarieh devait également
dénoncer l’importation de médicaments pour le
cancer de qualité plus que douteuse et échappant à
tout contrôle scientifique ainsi que le phénomène
préoccupant de la distribution sur le marché de médicaments
falsifiés contenant de l’eau ou des substances diverses.
Quant au député du Mont-Liban, le Dr Sélim
Salhab, il devait insister sur la nécessité de fournir
aux malades atteints de tumeurs cancéreuses les médicaments
gratuitement, en raison de leur prix très élevé,
et de mettre en œuvre un mécanisme de coordination entre
les différentes caisses-maladie et le ministère de
la Santé, assorti d’un système de contrôle
efficace, afin d’assurer un traitement égal à
tous les citoyens. Il devait aussi souligner l’urgence de
mettre un terme aux interruptions de traitement dus aux épuisements
de stocks de médicaments et qui menacent sérieusement
la vie des patients.
Mme Hélou Saadé a révélé, quant
à elle, que l’ALDL avait, lors de l’audience
qui lui avait été accordée par le Premier ministre
Fouad Siniora, exhorté ce dernier à « faire
bénéficier le plus vite tous les malades sans exception
de la gratuité des médicaments des maladies oncologiques
et à assainir de toute urgence le système de gestion
et de distribution des stocks de médicaments de manière
à éradiquer cette pratique inhumaine et irresponsable
de l’interruption périodique de traitements dont sont
victimes des milliers de patients ».
De gauche à droite
: Nicole Daccache, Dr Sélim Salhab et Dr Marie-Claude Hélou
Saadé
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