La
présidente de l’Association libanaise pour le développement
local (ALDL), Marie-Claude Hélou Saadé, a tenu une
réunion avec le président du conseil d’administration
de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS),
le Dr Toubia Zakhia, afin d’examiner avec lui les conditions
de couverture des adhérents à la CNSS en ce qui concerne
les médicaments relatifs aux maladies oncologiques. M. Zakhia
a relevé au cours de l’entretien que la CNSS couvre
ses adhérents à hauteur de 95 % du prix des médicaments
tel que fixé par le ministère de la Santé,
laissant les 5 % qui restent à la charge du malade.
Le
Dr Zakhia, qui a occupé pendant 25 ans des fonctions de responsabilité
au sein de la Sécurité sociale française et
qui a contribué en France à la réforme de cette
institution, n’a pas hésité à comparer
la gestion actuelle de la CNSS au « fonctionnement de l’administration
ottomane en période de décadence ». Il est essentiel,
selon lui, par respect du principe d’égalité
entre les citoyens, de donner à tous les malades atteints
de tumeurs cancéreuses un droit égal d’accès
aux médicaments. Pour ce faire, souligne-t-il, il convient
d’assurer une coordination entre les différents fournisseurs
de soins (ministère de la Santé, mutuelle des fonctionnaires,
Sécurité sociale, et même l’armée
libanaise) de telle sorte que les malades se trouvent tous confrontés
aux mêmes règles tant au niveau du droit d’obtention
de ces médicaments que des modalités administratives
et financières de cette obtention et de la livraison des
médicaments. Il n’est aucunement question pour le président
de la CNSS de chercher à unifier les Caisses comme le prétendent
certains pour des raisons, précise-t-il, de propagande électorale,
mais d’établir un mécanisme de coordination
entre les différentes instances concernées.
Mme
Hélou Saadé devait, quant à elle, lancer «
un appel pressant à la conscience des responsables et des
membres du gouvernement afin qu’ils s’attellent de toute
urgence au traitement de cette question humanitaire en mobilisant
tous les acteurs concernés des secteurs public et privé
au sein d’un même collectif » . « Il est
déplorable, a-t-elle ajouté, de constater que de nombreux
malades voient leur état de santé se détériorer
gravement, tombent parfois dans le coma ou perdent tout simplement
la vie à cause des négligences de certains de ces
responsables et sous l’œil indifférent de ces
derniers. »
Photo : Dr Marie-Claude Hélou
Saadé s'entretenant avec le Président du Conseil d'Administration
de la CNSS, Dr Toubia Zakhia.
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