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L’ALDL
s’attaque à l’épineux problème
des groupes électrogènes |
De gauche à droite:
Général Amine Nassereddine, M. Raymond Semaan, président
de la municipalité de Furn el-Chebbak, Dr Marie-Claude Hélou
Saadé, présidente de l'ALDL, Dr Pierre Daccache, M.
Khalil Hajal, directeur général du ministère
de l'Intérieur pour les affaires municipales et Mme Nicole
Daccache. |
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L’Association
libanaise pour le développement local a tenu une réunion
au siège de la municipalité de Furn el-Chebback
en présence du directeur général du ministère
de l’Intérieur pour les affaires municipales, Khalil
Hajal, du président de la municipalité de Furn el-Chebback,
Raymond Semaan, et du député Pierre Daccache afin
de mettre en route le chantier de l’organisation des groupes
électrogènes de quartier dans toutes les régions
du Liban.
Cette première réunion, qui s’inscrit dans
une série de contacts que l’ALDL entreprendra avec
les municipalités, fait suite à la lettre adressée
par l’association au ministre de l’Intérieur
le 19 janvier 2008 et dans laquelle l’ALDL pose les problèmes
résultant de ces générateurs, parmi lesquels
la tarification sauvage, l’arbitraire dans la fourniture
des heures de courant, l’utilisation des biens publics pour
l’installation des câbles, la pollution et le bruit.
La présidente de l’association, Marie-Claude Hélou
Saadé, devait déplorer l’état de fait
qui s’est créé en raison de la carence de
l’État à assurer le courant de manière
régulière, et insister sur l’urgence d’organiser
de manière sérieuse les relations entre les consommateurs
et les fournisseurs de courant tout en évitant le piège
des demi-solutions. La tarification finale, selon elle, qui pourrait
être soumise à un indice pondéré, ne
doit être établie que suite à une étude
approfondie tenant compte des différents paramètres
de la composition du prix comme la puissance du générateur,
le coût de l’entretien, la consommation individuelle,
le nombre de générateurs dans le champ d’action
municipal, la densité de population servie, les variations
dans la fourniture de courant par l’EDL en fonction des
régions, le prix du combustible, les marges de gain tolérées
ainsi que le devoir de contrôle des municipalités.
Cette tarification finale devrait, selon Mme Hélou Saadé,
concilier entre le droit du consommateur à une tarification
acceptable et étudiée, et celui du fournisseur à
un gain modéré. La présidente de l’association
devait enfin souligner la nécessaire solidarité
en ces temps difficiles plutôt que l’enrichissement
immoral par l’exploitation du malheur des autres.
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Les excès constatés
dans la tarification des services fournis par de nombreux propriétaires
de groupes électrogènes et l’arbitraire dont
souffrent les consommateurs s’agissant des horaires de distribution
du courant par ces derniers, en somme, le ras-le-bol généralisé
au niveau d’une population déjà soumise à
de graves pression en raison de la crise socioéconomique
ont fait réagir l’Association libanaise pour le développement
local qui a organisé le 2 février 2008 une conférence
de presse au siège de la municipalité
de Furn-el Chebak en présence du directeur général
du ministère de l’Intérieur pour les affaires
municipales, M. Khalil Hajal, du président de la municipalité
de Furn el-Chebak, M. Raymond Semaan et du député
Pierre Daccache.
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La réunion,
première étape d’une série de
contacts que compte entreprendre l’association avec
d’autres municipalités, en collaboration avec
la direction générale du ministère
de l’Intérieur pour les affaires municipales,
avait pour but de poser les jalons en vue de résoudre
cette question complexe, le but ultime étant, selon
la présidente de l’ALDL, Dr Marie-Claude Hélou
Saadé « d’organiser de manière
sérieuse les relations entre les consommateurs et
les fournisseurs de courant tout en évitant le piège
des demi solutions ». |
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Participaient
également à la réunion, un groupe de propriétaires
de générateurs venus défendre leur point de
vue ainsi que des habitants de Furn el-Chebak souhaitant présenter
leurs doléances et exprimer leur insatisfaction concernant
la fourniture de ces services et leur tarification. Dr Hélou
Saadé devait, pour commencer, insister sur « la
solidarité qui devrait prévaloir en ces temps difficiles
au sein de la population et l’immoralité de l’exploitation
du malheur et de la gêne des autres en vue d’en retirer
des profits pécuniaires ». « Le but
de cette initiative – devait-elle ajouter – est
de concilier des intérêts contradictoires et de trouver
la juste mesure entre le droit du consommateur à une tarification
acceptable et étudiée et celui du fournisseur à
un gain modéré». |
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Au
cours de la conférence
de presse la présidente de l’ALDL devait
révéler que par une lettre du 19 janvier 2008 au ministre
de l’Intérieur, M. Hassan el-Sabeh, l’association
portait à l’attention du ministre les problèmes
générés par cette « économie
parallèle » parmi lesquels, « la tarification
sauvage, l’arbitraire dans la fourniture des heures de courant,
l’utilisation des biens publics pour l’installation
des câbles, la pollution et le bruit ». Elle devait
ajouter que des propositions chiffrées et théoriques
seraient insuffisantes et que pour mieux cerner le problème
il convenait de « mener une étude approfondie tenant
compte des différents paramètres de la composition
du prix du service comme la puissance du générateur,
le coût de l’entretien de celui-ci, la consommation
individuelle, le nombre de générateurs dans le champ
d’action municipal, la densité de population servie,
les variations dans la fourniture de courant par l’EDL en
fonction des régions, le prix du combustible, les marges
de gain tolérées ainsi que le devoir de contrôle
des municipalités. Quant à la tarification finale,
elle pourrait être soumise à un indice pondéré
en raison de l’instabilité du prix des carburants
». . |
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Marie-Claude Hélou Saadé
au Journal télévisé de la LBC
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