L’Association
libanaise pour le développement local (ALDL) a tenu le
25 février 2008 une
conférence de presse afin d’informer
l’opinion publique du résultat des contacts entrepris
auprès des différents acteurs dans le but de trouver
une solution au problème des générateurs
de quartier. La présidente de l’association, Marie-Claude
Hélou Saadé, devait expliquer la difficulté
d’établir un coût de base du service, agréé
par tous, en raison du fait que les différents intéressés
– commerçants de générateurs, fournisseurs
de courant, direction de la protection du consommateur et consommateurs
eux-mêmes – se prêtent à des évaluations
et des analyses chiffrées divergentes et campent sur leurs
positions respectives. À tel point que même le département
de protection du consommateur, après avoir publié
une échelle de tarifs, envisage de remettre en cause les
chiffres qu’il avait lui-même établis.
Mme Hélou Saadé devait également dénoncer
les pratiques douteuses, comme la collusion frauduleuse entre
certains fonctionnaires de l’EDL et nombre de fournisseurs
de courant dans des buts inavoués, la cartellisation de
la distribution du courant au moyen du partage des territoires
desservis entre les fournisseurs, coupant court à toute
libre concurrence régulatrice des prix (un procédé
favorisé par certaines municipalités), les avantages
particuliers que s’octroient certains membres de conseils
municipaux au détriment de la masse, sans compter le trucage
des disjoncteurs par certains fournisseurs.
La présidente de l’ALDL devait ajouter que seule
une étude exhaustive, approfondie, transparente et bien
documentée pourrait contribuer à la solution de
ce problème. Pareille étude nécessiterait
l’intervention musclée des municipalités,
accompagnée, le cas échéant, d’une
solution immédiate de rechange pour l’hypothèse
où la rupture avec les fournisseurs viendrait à
être consommée.
Or, ajoute-t-elle, comme le scénario de la main de fer
dans la transparence ne semble pas pour le moment avoir les faveurs
des autorités locales, l’ALDL préconise l’autosuffisance
comme solution alternative. Les consommateurs, dans ce contexte,
sont vivement encouragés à se rassembler et à
s’organiser par immeubles ou groupements d’immeubles,
et à acquérir, en fonction de leurs besoins et de
leurs moyens, leurs propres groupes électrogènes.
Les Libanais devront, pour ce faire, dépasser leur individualisme.
Ils pourront alors découvrir les mérites de la solidarité,
de la discipline de groupe et de l’entraide, ainsi que les
bienfaits de l’indépendance. L’ALDL se porte
à la disposition de tous ceux qui le désirent, dans
la mesure de ses moyens, pour faciliter l’application de
cette recommandation. Vous pouvez joindre l’association
à l’adresse électronique suivante : ALDLinfo@globaladvocacy.com
ou au numéro suivant : 03-816144.